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Une parentalité ou des parentalités

Choisir son chemin de parent!

Depuis plusieurs années, dans notre société, la parentalité est sujet de préoccupations. D’une définition officielle, issu du milieu médico-psycho-social <abordée ici> à la parentalité positive, bienveillante, consciente ou encore créative (liste non exhaustive)… comment s’y retrouver? Doit-on choisir parmi ces parentalités?

Je vais vous donner, ici, mon éclairage sur tous ces concepts pour savoir exactement de ce dont on parle. Et aussi, vous connaitrez mon positionnement dans toutes ces parentalités!

Parentalité ou éducation?

Petit aparté préalable, je veux revenir sur le terme parentalité et le terme éducation. Est-ce la même chose? Quelle différence?

L’éducation, vient du latin educare qui signifie « élever, instruire », ou aussi educere « faire sortir, élever ». L’éducation est davantage centrée sur un objectif attendu de l’enfant, devant être rempli de savoirs pour sortir de son état d’enfance vers le monde adulte. Le parent a une mission de conduire son enfant “sur un droit chemin”. On entend d’ailleurs, encore parlé d’enfant “bien ou mal éduqué”. J’utilise peu ce terme d’éducation car il sonne trop connoté à mes oreilles comme une pression mise sur le parent et sur l’enfant. J’ai une image d’un parent qui pousse son enfant. Cela reste un ressenti personnel.

Le mot parentalité me parle davantage car il appuie l’intérêt de la relation parent-enfant, du chemin parcouru ensemble pour accompagner l’enfant sur son chemin de vie. J’y vois le parent aux côtés de l’enfant, comme garant de sa sécurité et de son développement; comme un parent jardinier ; )

La parentalité positive

Cette fameuse parentalité positive est sans doute, celle dont on entend le plus parler dès que l’on s’intéresse à comment “faire” avec ses enfants. La parentalité positive date de plusieurs années. Isabelle Filliozat est une des pionnières à l’origine de ce concept. Elle en parle dans cette vidéo:

La parentalité positive se veut orientée vers le positif. Auparavant, la parentalité consistait à “donner une bonne éducation” en détruisant les mauvais penchants de l’enfant. La parentalité positive, elle, consiste à “permettre à l’enfant de dépasser ses limites”. La nuance est grande. D’un côté, on cherche à faire taire les comportements indésirables. De l’autre côté, on reconnaît, notamment, les émotions qui induisent les comportements indésirables pour aider le petit Humain à les dépasser. Le résultat se voudrait être le même: que l’enfant ait un comportement compatible avec la vie attendue en société. Ce sont les moyens pour y arriver qui diffèrent. De nombreux outils sont partagés sur ce “comment faire”, notamment dans des ouvrages d’Isabelle Filliozat.

La parentalité positive a ses convaincus, ses dubitatifs et ses réfractaires! Certains l’amènent comme une “mode”, une “méthode” parmi d’autres. Beaucoup de parents ont été enfants d’une parentalité plus “traditionnelle”, où le petit enfant devait obéir et taire ses mauvais comportements. Faire autrement avec ses propres enfants s’avère difficile. Remettre en questionnement l’éducation reçue peut être douloureux, réveillant son enfant intérieur, avec ses blessures. Ne pas agir spontanément, comme on l’a vu, entendu ou reçu est un réel exercice.

La parentalité bienveillante

La parentalité bienveillante met en avant une volonté de “vouloir le bien”. Existe-t-il des parents qui veulent le mal de leurs enfants (hors situation pathologique)? Quand on attend bébé, pendant 9 mois (voire des années), qu’il nous traverse pour naître et qu’on l’accueille tout contre soi, comment pourrait-on lui vouloir du mal!?

Pourtant au fil du temps, de la croissance de l’enfant, des tensions s’installent dans la relation. L’enfant grandit, explore le monde, l’environnement, les autres et découvre ses sensations, ses émotions, tout cela sans en prendre conscience mais en en étant parfois submergé! Et c’est dans ces moments d’explosion de son être, que les parents se sentent, quelques fois, atteints. Touché en plein cœur de son être, l’Humain peut avoir des réactions d’attaque, de défense, de fuite. Ces réactions sont inscrites dans le cerveau selon nos expériences vécues. Les réactions de violence sont humaines mais délétères pour l’autre, particulièrement pour l’enfant en développement. J’évoquerai ce qu’on entend par violence, violences éducatives ordinaires ou encore maltraitances dans un prochain article.

La parentalité positive et bienveillante regroupent des mêmes sources. Seuls les adjectifs diffèrent; mais ils sont dotés de sens forts. Doit-on choisir entre le bien – le mal, le positif – le négatif? Voire même, le peut-on? Certains n’apprécient pas cette injonction, sous-jacente, entendue. D’autres, disent que ces définitions soulèvent de la culpabilité si l’on ne suit pas le courant! De mon côté, je pense que l’on ne peut pas réduire la parentalité à une vision manichéenne. Les relations humaines sont tellement plus complexes. Ces concepts ont en définitive, a minima, de positif, l’agitation et les questionnements qu’ils suscitent chez les Humains.

La parentalité consciente

Si vous me suivez sur Instagram ou Facebook, vous avez dû retrouver plusieurs fois ce hashtag #parentalitéconsciente. Cette définition raisonne particulièrement en moi, autant personnellement, dans mon chemin de maman que dans mon parcours professionnel d’accompagnement.

La parentalité consciente évoque pour moi, celle où le parent agit en conscience. La conscience recouvre notre vision du monde, le regard que l’on a sur les autres, sur ses enfants et sur soi. Etre parent en conscience, c’est se regarder, voir quel parent nous sommes, comment nous agissons et réfléchir à ce que nous souhaitons. Être parent en conscience, c’est faire des choix éclairés. Cela implique d’avoir des informations, des connaissances: sur les besoins des enfants ou encore sur le développement du cerveau des enfants. Je pense particulièrement aux dernières recherches en neurosciences, que je développerai dans un prochain article. Avoir accès à de l’information, trouver des solutions à ses difficultés, prendre du recul sur sa manière de faire, de dire, d’être… sont autant de voies d’accès vers une une parentalité consciente.

J’ai aussi lu qu’Aletha Solter, cette psychologue suisse américaine, de renommée internationale, utilise ce concept de la parentalité consciente (Aware Parenting). Je vous invite à aller explorer un résumé de son approche sur ce site ressource Apprendre à éduquer (site d’aielleurs, pleins de ressources sur l’accompagnement des enfants 😉 ). Je n’ai pas étudié sa conception de la parentalité consciente, en particulier. Utilisant les mêmes termes (bien que traduits de l’anglais), il m’apparaissait important de vous en parler.

La Parentalité Créative

Catherine Dumonteil Kremer a créé ce concept de parentalité créative définie comme “une parentalité consciente, joyeuse et aimante. Un concept qui se repose sur les dernières recherches en neurosciences, les acquis de la psychologie positive, la communication non-violente, la théorie de l’attachement, et ce que nous savons aujourd’hui sur les mécanismes émotionnels des enfants et des adultes.” Vous trouverez plus de détails sur son site dédié.

Pour avoir expérimenté et vécu pleinement, deux formations de Catherine Dumonteil Kremer, j’avoue avoir beaucoup apprécié cette approche créative qui va chercher le parent au cœur de lui-même tout en respect et en délicatesse. Le chemin se fait dans le plaisir d’écrire, de créer! Je m’y suis trouvée et retrouvée! Et je pense que cette approche joyeuse est accessible à tous!

Doit-on choisir son “courant” de parentalité?

Y a t-il une “bonne” parentalité? Il y a autant de parentalités qu’il y a d’Humains sur la planète Terre. Les cultures, les sociétés, les individus façonnent notre monde multicolore. La parentalité est la rencontre d’un parent et d’un enfant à un moment donné dans un environnement donné. Chaque rencontre est unique. La relation se tissera selon le parcours de chacun. Et chaque parent peut choisir le chemin qu’il veut prendre, au moins décider de la direction, du sens vers lequel il veut aller. Et pour cheminer, le parent va prendre ce qui lui sera utile pour avancer.

Quel accompagnement chez Capucine & Colibri?

Chez Capucine & Colibri, je vous accompagne respectueusement de votre être et du sens que vous voulez donner à votre parentalité. Je vous aide à y voir plus clair dans votre chemin de parent. Et, je vous propose des solutions pour un quotidien plus lumineux. Je suis à vos côtés comme ressource. Vous restez acteur de votre chemin!

Je m’appuie sur ce mélange de concepts de parentalité comme autant de ressources complémentaires qui ont, toutes comme objectif de soutenir les parents dans leurs fonctions d’accompagner au mieux les enfants pour le monde d’aujourd’hui et de demain!

Prenez soin de vous!

Solène

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